A part of ROBERT PATTINSON FRANCE
Le premier forum francophone dédié à l'acteur britannique Robert Pattinson ! Enjoy !
 
AccueilAccueil  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 OS : Le Petit Versailles /!\ Lemon /!\

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

Le Petit Versailles
1/10
0%
 0% [ 0 ]
2/10
0%
 0% [ 0 ]
3/10
0%
 0% [ 0 ]
4/10
0%
 0% [ 0 ]
5/10
0%
 0% [ 0 ]
6/10
0%
 0% [ 0 ]
7/10
0%
 0% [ 0 ]
8/10
36%
 36% [ 4 ]
9/10
27%
 27% [ 3 ]
10/10
36%
 36% [ 4 ]
Total des votes : 11
 

AuteurMessage
Gwen
TeamRob
TeamRob
avatar

Nombre de messages : 1213
Age : 25
Date d'inscription : 30/12/2008

MessageSujet: OS : Le Petit Versailles /! Lemon /!   Lun 27 Déc - 2:24

Bon ... Honte à la modo, je ne poste que maintenant, j'ai de gros problèmes de réseau, je suis en vacances de Nowel
mais tente tout de même de se tenir au courant. Je suppose que ce n'est pas très grave, vue que je ne fais pas partie
du classement finale. Je m'excuse sincèrement mais n'ai pas pu faire autrement ... sur ce bonne lecture, de cet OS horrible et bâclé ! Bisous

Et merci KIM pour la magnifique BANNIERE !!!!!



J'arpentai alors le couloir d'embarquement d'Heathrow avant d'emprunter l'un des nombreux escalators de cet aéroport plein à craquer en cette période de l'année pour aller récupérer ma valise.
Alors que je l'aperçus, je me frayai un chemin et l'empoignai avant de la soulever de toute mes forces. Elle retomba lourdement sur le sol, je la lâchai et repris mon souffle.
Puis tout à coup une paire de main se plaqua sur mes yeux, m'aveuglant.

- Devine qui c'est ! !
- Maman j'ai passé l'âge ! Souris-je.
Elle retira ses mains et à peine m'étais-je retournée qu'elle se jeta dans mes bras.
- Angéline ! ! Me serra-t-elle.
- Oh Maman on dirait que je reviens de la guerre ! Ris-je.
- C'est tout comme ! Ça fait combien de temps que t'es pas venue ?
- Depuis cet été, c'est à dire il y a à peine quatre mois maman !
- Ton père m'a encore appelé hier soir pour me reprocher le fait que cette année tu passes les fêtes avec moi.
Je soupirai.
- Tu connais Papa … J'ai beau lui répété que c'est mon choix, il croit toujours ce qu'il veut.
- Mon divorce avec lui est vraiment la meilleure chose qui me soit arrivé !
Je levai les yeux au ciel.
- Tiens ! Ben aide-moi plutôt avec mes bagages !

Je l'observai et remarquai qu'elle n'avait pas tant changé, depuis la dernière fois où l'on s'était vues et ce depuis des années. Ma mère avait toujours été une sorte de bohème/hippie. Ses longs cheveux couleur ambre où l'on distinguait quelques intrus grisâtres et bouclés flottaient sauvagement sur ses épaules maigres. Elle portait un vieux jeans cigarette ainsi qu'un T-shirt blanc deux fois trop grand pour elle dont le motif coloré d'une vieille marque de bière anglaise sur son estomac s'étaient délavées, une laine, ainsi que ses vieilles bottines de cuir aux pieds. Elle me regarda et je vis le vert de ses yeux pétiller comme jamais et son sourire plus éblouissant que jamais laissant voir les rides de ses quarante ans.
- Qu'est-ce qu'il y a ma chérie ?
- Rien !
Je m'approchai et embrassai sa joue.
Elle avait toujours cette attitude enjouée et bonne copine avec moi. C'était un peu d'ailleurs ce qui m'avait poussé à choisir mon père lors du divorce. Ce côté laisser-aller, et trop de liberté, n'aurait pas fait un bon mélange sur mon éducation. Et puis j'avais besoin de stabilité, ce qu'on mon père m'avait apporté. Elle ne m'en avait pas voulu comme je l'avais pensé et avait accepté le fait que je parte vivre à New-York avec mon père après sa mutation.

- T'écoutes toujours les Pearl Jam ! Me plaignis-je dans la voiture.
- Quoi ? Ce n'est pas de ma faute si le fait qu'Eddie Vedder soit de plus en plus sexy me pousse à les écouter encore et encore. Se justifia-t-elle.
- Hum ! C'est cela oui ! Fis-je distraitement.
- Sinon tu n'as pas des tonnes de choses à me raconter ?
- Oh Maman ! Quand je suis à New York on s'appelle tous les jours pour se raconter nos journées et nos vies !
- Oui mais c'est pas pareil là je t'ai à côté de moi ! Dit-elle en me jetant un coup d'œil avant de me pincer la joue gentiment.
- Qu'est-ce que tu veux savoir, que tu ne sais pas déjà ?
- Tu as un nouveau petit-ami ?
- Maman !
- Quoi ? Ça fait longtemps que tu ne m'as pas parlé de garçon !
- Ce n'est pas d'actualité … Depuis Joris, j'ai plus trop envie de m'investir dans une relation ! Soupirai-je.
- Tu verras, avec moi pas question que tu restes seule !
- Maman !
- OK OK ! J'arrête ! Et les études, t'as toujours prévu de continuer dans le graphisme hein ? Voulut-elle se rassurer.
- Oui … La chouette école dont je te parlais à Stockholm, m'a accepté pour le semestre prochain !
- Oh mais c'est génial ! Félicitations ma chérie ! Je sais que ton père n'est pas trop d'accord avec ça …
- Ce n'est pas ce à quoi il s'attendait mais il l'accepte tu sais, il veut ce qu'il y a de mieux pour moi. Tentai-je de le défendre sans trop prendre parti.
- Il peut parler lui ! Monsieur l'ingénieur en bâtiment !
Mon père était donc ingénieur dans le bâtiment et avait rencontré ma mère à la fac, deux opposés deux mondes et deux modes de vie différents qui avaient tout de même fini par s'unir. Ma mère m'avait raconté que c'était elle qui lui avait fait du rentre dedans, et avait pris toutes les initiatives. Elle avait naturellement un caractère de meneuse.
- Je suis tellement heureuse que tu sois là !
- J'avoue que ça me fait aussi plaisir, de vivre un Noël Londonien, avec ma maman adorée ! Et sinon toi, la boutique ?
- Je suis débordée de commandes en tout genre, et Debby a choisi de tomber malade juste à ce moment là ! Du coup je suis toute seule pour gérer !
Debby était la meilleure amie de ma mère, qui l'aidait énormément et qu'elle n'avait pas hésité à employer.
- Mince ! Et t'as personne pour la remplacer ?
- Personne en qui je puisse avoir confiance ou qui soit disponible.
- Oh ! Je peux t'aider si tu veux, j'y connais rien mais bon !
- Tu ferais ça ? Me regarda-t-elle un instant surprise.
- Oui, pourquoi pas ?
- Je veux pas t'embêter avec ça ! Tu viens en vacances pas travailler !
- ça va ! J'te dis ! Et fais pas genre, je suis sûre que tu y as déjà pensé !
Elle me tira la langue.


[ . . . ]

La maison était toujours la même. Cette pointe de folie l'animant, des objets exubérants, une harmonie de couleurs chaudes et pétillantes, de la végétation par ci par là. Je reconnaissais bien là ma mère.
Ma chambre aussi n'avait pas changé d'un poil. Sa sobriété contrastait par contre avec le reste de la maison. Toujours la même depuis que j'avais déménagé, une couleur pistache choisi quand j'avais 15 ans, que je trouvais horrible et ne pouvais plus voir maintenant mais m'en accommodait pour les quelques jours que j'y séjournais. L'essentiel, un lit, un bureau, une armoire et le plus la coiffeuse.
- J'ai toujours trouvé que cette pièce manquait de fantaisie ! M'interrompit-elle dans mes observations.
- Je n'y ai pas passé beaucoup de temps aussi.
- Malheureusement … Fit-elle dans une petite moue.
Je vins la prendre dans mes bras. Une vraie gosse me dis-je à moi même.
- Si on sortait manger entre filles ? Lui proposai-je.
- Bonne idée ma chérie !
- Et bien voilà, je range un peu mes affaires, je prends une douche et on y va !
- D'accord, je te laisse tranquille ! Comprit-elle.
- Merci ! Souris-je.

Je sortis quelques affaires d'une valise et allai à la salle de bains.
Une fois habillée je descendis la rejoindre.

- Maman arrête de fumer ! La grondai-je en la trouvant assise dans le canapé du salon une nuée de fumée l'entourant.
Elle fit comme si elle ne m'avait pas entendu.
- On y va ?
Je n'ajoutai rien et pris mon sac.
- On va où ?
- Un fish & chips sur un banc public et un ciné ?
- Ok ! Souris-je.
C'était ce qu'on faisait quand je venais en vacances.
Après le cinéma, nous étions rentrées nous coucher, une dure journée nous attendait le lendemain.

[ . . . ]

A l'aube, nous avions ouvert la confiserie, qui se trouvait dans une petite rue commerçante, adjacente qui rejoignait piccadilly circus. La boutique, était une confiserie, appelée « Le petit Versailles », le rêve de ma mère qui quand elle était revenue d'un voyage en France, lorsqu'elle était adolescente chez nos parents français éloignés l'avait gardé au plus profond d'elle même avant de le réaliser. Elle avait acheté cet ancien magasin d'antiquités il y a trois ans dans un sale état, complètement délabré. Elle avait transformé l'endroit en quelque chose de tout simplement féérique. La petite confiserie éclairée d'une magnifique lumière blanche, arborait des dizaines de bocaux de confiseries de toute sortes, rangés sur des étagères en niches. Les étalages étaient tout aussi riches, en confiseries du monde entier et laissaient flotter dans l'air de douces senteurs, de caramel, de sucre, réglisse, de chocolat, de fruits etc etc De beaux drapés aux couleurs douces et chaleureuses enveloppaient le plafond et d'ici et là pleins de petits éléments faisant référence à Noël s'ajoutaient au décor. Elle avait décidé de garder le comptoir de l'ancien magasin d'antiquité, l'avait re-poli et verni. Elle conserva aussi une belle et ancienne caisse enregistreuse au nom de l'ancien propriétaire dont elle se servait toujours, malgré l'ordinateur, qui était surtout là pour réceptionner les commandes faites par internet. La vitrine était un arc-en-ciel de couleurs gourmandes sur fond de sapin vert et flocons de neiges artificiels.
Dans un coin, trois petites tables de bois précieux chinés et de magnifiques fauteuils louis XV, où il était possible de consommer un chocolat chaud, un thé chaud, ou un bon verre de vin chaud. Comme je le disais, je n'y connaissais rien en confiserie, mais ne manquait pas une occasion d'en déguster quand je venais.

- On va être à court de caramel, si tu continues à tous les engloutir comme ça ! Me lança-t-elle, alors que j'en enfournai un de plus, en la regardant finir un magnifique paquet de fruits confits.
- Je peux pas m'en empêcher ! C'est tellement beau, que ça donne envie ! Mâchai-je.
J'avais répondu au téléphone, et gérer des commandes pendant toute l'après-midi, et trouvais l'ambiance très agréable ayant toujours eu une complicité incomparable avec ma mère.
[ … ]

- Angéline ? M'appela ma mère presque en fin de journée.
- Oui ? Fis-je en sortant de l'arrière boutique avec les bocaux à garnir de confiseries toute fraiches arrivées de France.
- Je dois passer à la banque, quelques minutes, tu gardes la boutique ?
- Oh, non ! Maman, et si il y a des clients.? Je n'y connais rien moi ! Rouspétai-je.
- Je n'en ai pas pour longtemps, il y a le catalogue sous la caisse. Sourit-elle en enfilant son manteau.
Je l'observai sortir du magasin, faisant tinter la petite clochette en étain accrochée à la porte battante vitrée. Je suivis quelques instants ses pas à travers la vitrine, ornée comme chaque année de nouvelles créations de Noël, les flocons de neige semblant tomber au ralenti sur les trottoirs blanc immaculés. J'avançai jusqu'au comptoir, mes plantes de pieds nus faisant grincer le plancher. J'y déposai délicatement les larges bocaux de verres et me saisis des boites cartonnées contenant les précieuses douceurs.

Alors que je finis les bocaux de bêtises de cambrai et de praline, elle n'était toujours pas de retour.
Je pris l'escabeau pour aller les ranger sur la dernière étagère qui se trouvait près de l'entrée.
Prudemment, je le stabilisai, et pris bocal par bocal en les montant, essayant de ne pas les faire tomber. Au moment où je coinçai le dernier bocal, la clochette annonçant l'entrée de quelqu'un retentit.

- T'en as mis du temps ! M'exclamai-je, étant certaine qu'il s'agissait de ma mère.
Un raclement de gorge significatif, me fit comprendre que je faisais erreur.
Je regardai vers le bas dans mon dos et vis un jeune homme caché sous la visière d'une casquette recouverte d'une légère couche de neige m'observer avec insistance.
- Oh bonjour ! Désolée, je vous ai pris pour quelque d'autre … Me repris-je.
Je descendis illico-presto de l'escabeau et regagnai la terre ferme.
Je le regardai plus attentivement.
- Bonjour ! Me renvoya-t-il, dans un vive accent anglais.
Il retira à ce moment même sa casquette et s'ébouriffa les cheveux.
Je reconnus aussitôt, sous cette barbe grandissante, et ce regard gris fuyant Robert Pattinson. Je savais que c'était un acteur anglais très demandé que personnellement je ne connaissais pas beaucoup mais avais beaucoup vu un peu partout dans les magasines et surtout dans les show télévisés dont les américains raffolaient.

- Vous êtes une nouvelle employée ? Demanda-t-il en fronçant des sourcils.
- Hein ?
- Je viens ici de temps en temps, pour ne pas dire à chaque fois que je suis à Londres, et il ne me semble pas vous avoir déjà vu ici. Sourit-il timidement.
- Heu … Pas exactement, une employée, je remplace Debby, qui est là d'habitude. Répondis-je, en me demandant si je faisais bien de lui donner ses informations.
- Debby est malade ?
Pourquoi parlait-il comme si il la connaissait ?
- Oui …
- Kathleen n'est pas là non plus ?
Depuis quand, Robert Pattinson appelait-il ma mère par son prénom, et semblait si familier avec elle ?
- Heu … Elle ne devrait pas tarder, elle est sortie un moment. Répondis-je encore en fronçant des sourcils.
- Oh ! Et bien demain c'est le réveillon de Noël et je viens acheter des petites douceurs pour mes proches.
Mes yeux s'écarquillèrent.
- Je ne vais pas vraiment pouvoir vous aider … Ce n'est pas mon métier, je suis juste là pour rendre service.
- Je vois … Fit-il en frottant du bout des doigts sa mâchoire carrée mal rasée et en regardant autour de lui. C'est très jolie cette année !
- Ouais ! C'est vrai ! Confirmai-je fière d'elle.
- J'adore venir ici, l'ambiance chaleureuse, toutes ces odeurs … Sourit-il.
- Je comprends … Ecoutez je vais quand même essayer de faire quelque chose pour vous, parce qu'elle n'a pas l'air de revenir.
J'essayais de ne pas paniquer devant le premier client auquel je devais faire face.
- Je m'excuse vraiment … Répétai-je, en allant récupérer le dit catalogue.
- Il n'y a pas de soucis.
Je faisais défiler les pages, sans vraiment savoir où j'allais.
- Quelques précisions sur ce que vous voulez ?
- J'ai plutôt envie de me laisser guider …
Je levai les yeux vers lui. Il ne m'aidait pas.
Il dut lire la panique dans mes yeux.
- Heu … des petites choses simple iront ! Me rassura-t-il.
Pour une star de cinéma, il était bien poli et avait l'air plutôt décontracté.

Nouveau tintement de clochette, et je fus soulagée de voir ma mère.
- J'ai tardé un peu, il y avait un monde fou ! Oh Robert quelle bonne surprise, je pensais ne pas te voir cette année ! S'exclama-t-elle toute contente.
Non mais on était dans la troisième dimension là.
- Tu as fait la connaissance d'Angéline ?
Les yeux de ce dernier s'agrandirent de surprise.
- C'est donc toi la fameuse Angéline !
Robert Pattinson me connaissait ?
Ma mère vint enlacer ma taille.
- Oui ma merveilleuse et magnifique fille de 22 ans à peine, Angéline, elle est rentrée il y a deux jours de New York, pour passer les fêtes avec moi.
Je souris en levant les yeux au ciel.
- Et bien enchanté, on m'a beaucoup parlé de toi.
- J'aimerais en dire autant …
- Alors comme l'année dernière Robert ?
- Oui, mais j'aimerais quelque chose de différent pour ma mère …
- Bon et bien, je vous laisse ! Souris-je.

J'allai m'asseoir tranquillement au comptoir, avec Nabokov.
Cependant, je ne pouvais m'empêcher de jeter des coup d'oeil fréquents à ma mère et à son client particulier qu'elle conseillait. Tout à coup, il me rendit mon regard, et je fis comme si de rien en baissant la tête sur mon bouquin. La deuxième fois où je levai la tête pour le regarder, il me regardait déjà et me sourit. Je souris en reportant définitivement mon attention sur les lignes de mon livre. Au bout d'une demi heure, de rires, des deux qui avaient l'air de se connaître depuis des années, d'aller/retour de ma mère prenant des paquets, des rubans, des ciseaux et tout son bric à brac, ils daignèrent s'intéresser à ma présence.
- Tu es sûr que tu ne veux pas rester boire quelque chose ? Lui demanda encore ma mère.
- Non, malheureusement, je dois vraiment y aller !
- Dommage, bon je vais ranger tout ça, Angéline va t'encaisser.
A l'entente de mon prénom, je sursautai légèrement. Je marquai la page du livre et le refermai.
- Bon bouquin ! Me complimenta-t-il.
- Merci …
Je balayai mes longs cheveux bruns en arrière d'une main, et commençai les comptes de ses achats.
- Je ne savais pas que c'était toi Angéline, j'ai vu une photo mais tu étais encore une fillette … Sembla-t-il s'excuser. Il n'y avait pourtant pas de quoi.
Ma mère montrait des photos de moi à une star Hollywoodienne maintenant ?
- Désolée, elle aime bien étaler sa vie, la mienne, la notre … et tout ça … c'est parfois assez embarrassant. Grimaçai-je.
- Elle ne m'a rien raconté d'embarrassant à ton sujet, si c'est ce qui t'inquiètes. Rit-il.
Je ris à mon tour.
- En tout cas, je ne pensais pas que ma mère avait pour connaissance une star du cinéma.
Il sembla surpris.
- Je pensais que tu ne m'avais pas reconnu, vue qu'il n'y avait pas eu de réactions comment dire ?
- Surprise, stoïque, hystérique, admiratif ? Énumérai-je.
- Un peu tout ça à la fois … Sourit-il.
- Bien sûr que je vous avais reconnu !
Il n'ajouta rien, et sourit encore, alors que je lui rendis la monnaie.
- Robert pour le dernier paquet que tu m'as demandé, je devrais recevoir les nougats demain matin, Angéline te livreras ça en début d'après-midi, si tu ne peux pas venir.
Ah bon ? Je suis d'accord ?
Je me contentai d'un sourire.
- Bien !
En toute confiance, il s'en alla ensuite, en nous souhaitant un joyeux Noel.

- Alors comme ça tu fais ami-ami avec des stars du cinéma ? Qui te laisse son adresse comme ça normal ?
- Ohh ! C'est un gentil garçon, pas prétentieux pour un sou et très agréable ! Et puis j'ai l'habitude, de lui apporter personnellement des commandes.
- J'ai vu ça !
- C'est un de mes premiers clients, il vient ici à chaque fois qu'il est à Londres, et c'est sympa de discuter avec lui. C'est un beau garçon en plus, tu ne trouves pas ?
J'osai des épaules.
- Si j'avais quelques années de moins ! Soupira-t-elle.
- Maman ! Rigolai-je.


[ … ]

Le lendemain, nous étions donc le 24 Décembre, jour de réveillon de Noël, d'importantes chutes de neige avaient eu lieu pendant la nuit, mais l'activité commerçante ne s'était pas arrêtée pour autant.
Toute la matinée, j'avais déblayé l'entrée et il me semblait que cela empirait. Nous fermions en fin de matinée aujourd'hui.
- Bon et bien je vais finir les comptes vite fait, et rentrer ! Toi tu vas de suite amener ça à Robert !
Sans rechigner, je m'emparai de la large boite en carton.
- Ok ! A tout à l'heure ! Soupirai-je en m'en allant.

La neige continuait de tomber à flot alors que malgré toutes les indications de ma mère je galérais à trouver l'adresse voulue. A force de demander mon chemin, aux rares personnes qui s'aventuraient dehors, je finis par trouver la résidence de grand standing, où se trouvait l'appartement de monsieur. Epuisée, je pris l'ascenseur, en pestant contre le mauvais temps. Mon but atteint, je sonnai une fois, sans réponse, puis une deuxième fois qui fut la bonne.

- Oh Bonjour ! Sourit-il.
- Bonjour ! Souris-je aussi, cachant l'état d'essoufflement dans lequel j'étais.
- C'est dingue toute cette neige ! Pas trop difficile d'arriver jusque là ?
- ça va ! Mentis-je.
- Je crois que c'est pour moi ça ! Je te débarrasse ! Rit-il en s'emparant de sa commande que j'avais gardé intact.
- Bon et bien, passez un bon réveillon …
- Merci de t'être déplacée jusqu'ici !
- De rien ! Au revoir !
Je me retournai pour m'en aller.
- Hum … Tu ne veux pas boire un café ou quelque chose ? Pour te remercier toi et Kathleen surtout ! Hésita-t-il.
- Heu … Hésitai-je à mon tour en me retournant. Je ne sais pas, les choses se gâtent dehors, je voudrais pouvoir rentrer.
- 10 minutes, juste le temps d'un café …
J'étais totalement frigorifiée, et n'en pouvait plus, me poser quelques minutes avant de repartir, ne devrait que me faire du bien.

J'acceptai alors la tasse de café qu'il m'offrait, dans son superbe intérieur, d'acteur millionnaire et me débarrassait.
- Ma mère est complètement folle de ces nougats, alors si je ne lui en offre pas cette année ça risque de mal aller !
Je bus une gorgée, du liquide noire, en lui souriant.
- En tout cas, la mienne, m'avait bien caché le fait qu'elle avait un client si particulier !
- Kathleen est génial ! Et comme je le disais j'adore fréquenter cet endroit, l'un des rares où je peux m'y rendre tranquillement. Sachant ce que c'était avant, c'est épatant, ce qu'elle en a fait !
Le temps commença à passer, alors que nous parlions dans une conversation étonnamment fluide et naturel de ma mère et de la confiserie. Ce que je réalisai lorsqu'on l'appela sur son portable.
- Oui ? … Je suis toujours à l 'appartement pourquoi ? Ah bon ? Tu rigoles ? … Merde ! Ecoute, ben dès que ça se calme, je vais essayer de voir … Je vais mettre les infos en continue ! Je t'appelle … Vous êtes tous à la maison déjà ? … D'accord ok ! A tout à l'heure j'espère !
Il raccrocha en grimaçant.
- Un soucis ? M'enquis-je.
- Apparemment, c'est la tempête dehors.
- Quoi ? Comment ça ?
- On est priés de rester chez soi, les routes sont impraticables … Il se leva et mit la télévision en marche sur la chaine infos en continue.
Je me levai et allai à la fenêtre j'écartai les rideaux, et ce que je vis me sidéra. Toute cette neige, qui tombait, ce vent qui soufflait. J'en frissonnais.
- Oh mon dieu ! M'exclamai-je.
Le journaliste parlait d'apocalypse, qui s'abattait sur toute la Grande Bretagne.
- Je dois appeler ma mère, pour voir si elle a pu rentrer ! Elle doit être flippée ! Dis-je tout aussi paniquée.
J'appelai la boutique, personne ne répondait. Complètement angoissée, j'essayai la maison et fus soulagée qu'elle me réponde.
- Oh Angéline !! Sembla-t-elle tout autant soulagée.
- Tu as eu le temps de rentrer ! Soupirai-je en souriant.
- Où est-ce que tu es ???
- Hum … Chez heu, Robert Pattinson … Je viens de voir ce qui se passait dehors … On discutait, et j'ai pas vu le temps passer et-
- ça va Angéline ! L'important c'est que tu ailles bien et que tu soies au chaud !
- Toi aussi !
- Il dise que ça devrait empirer dans la journée et durer une bonne partie de la nuit !
Alors qu'elle m'annonçait cela, j'avais les échos de la télévision qui répétait ce qu'elle venait de me dire.
- Oui on écoute les infos aussi ! Bon je ne monopolise pas ! Je te rappellerais si par miracle je peux rentrer que ça va mieux dehors !
- Sois prudente ! Je ne veux pas que tu sortes par ce temps là … Je préfère que tu attendes, si ça ne dérange pas Robert !
- Je verrais … Fis-je en jetant un coup d'oeil à celui-ci fixant l'écran.
- Je t'embrasse … Je suis désolée pour ce Noël …
- T'as pas à t'excuser, ce n'est pas de ta faute !
- Si je ne t'y avais pas envoyé-
- Oh non, ne me fais pas ce genre de discours, ça te ressemble pas en plus ! Ris-je.
Je réussis à la faire rire elle aussi et nous raccrochâmes, rassurées pour l'une et pour l'autre.

- Elle va bien ? Demanda-t-il.
- Par chance, elle a eu le temps de rentrer …
- ça ne devrait pas aller en s'améliorant …
- Je suis désolée, de vous imposer ma présence.
- Il n'y a pas de soucis ! Sourit-il.
- Merci !
- Bon et bien, je vais aller refaire du café, l'après-midi risque d'être long …

[ … ]

- Non ? Tu plaisantes ?
- Non non ! Je me suis ouvert le genou, et j'ai pissé le sang, ça a fini en point de sutures aux urgences ! Lui assurai-je.
La nuit était tombée, et les infos tournaient toujours à la télévision n'annonçant malheureusement pas de bonnes nouvelles. Nous en étions venus à nous raconter notre pire Noël en finissant notre enième café. La situation était des plus loufoques et improbable. J'aurais pu me pincer pour me réveiller.
- Et ton meilleur Noël ? Relança-t-il.
- Hum … Réfléchis-je. Je dirais, le dernier avant le divorce de mes parents, ils avaient fait un effort de dingue pour être ensemble et ne pas se disputer, et ils avaient même rigoler tout les deux … L'un des rares moment où je les ai vu heureux ensemble ...
Il me regarda alors tendrement.
- Enfin ! C'est comme ça ! Et toi ?
Le tutoiement était maintenant de rigueur.
- Je ne sais pas trop, ils ont tous étés très agréables d'aussi loin que je me souvienne, mais le meilleur, était ce matin, où je devais avoir à peine 6 ans, et ma mère m'avait cousu le costume d'un personnage de Marvel, et je me rappelle m'être senti comme un p*tain de super héros invincible … C'était un sentiment super agréable !
Je ris attendrie par son histoire.
- Ta famille doit t'attendre alors …
- Ouais, mais à mon avis, on est mal barrés pour sortir d'ici …
Et juste au moment où il dit cela, nous nous retrouvâmes dans le noir total.
L'électricité avait été coupé.
- M*rde ! Jura-t-il.
Je l'entendis fouiller dans ses poches, il alluma son briquet, et je sursautai d'avoir son visage aussi près du mien tout à coup.
- J'espère que tu n'as pas peur du noir …
- Non non ça va !
- Je dois avoir des bougies, je vais les chercher, je fais vite !
- Tu veux que je vienne t'aider !
- Non, c'est bon.
- Bien …
Quelques minutes plus tard plongée dans le silence le plus total, et dans le noir en plus, une lueur, m'interpella. C'était lui qui revenait avec une bougie allumée à la main.
Très rapidement, je l'aidai à en disposer à quelques endroits stratégiques pour nous éclairer un minimum.
- ça devrait faire l'affaire !
Mon estomac grogna et je rougis aussitôt.
- Désolée !
- C'est normal, je commence aussi à avoir l'estomac dans les talons … Malheureusement, je ne suis pas ce qu'on appelle un cordon bleu et je cuisine très rarement, je vais essayer de voir ce qu'il y a au frigo.
Je le suivis jusqu'à celui-ci.
- Des oeufs ? Proposa-t-il.
- Dit moi juste que tu tournes au gaz, je t'en supplie !
- Je crois oui …
Je vérifiai aussitôt.
- Merci seigneur !!! Je vais pouvoir nous faire une bonne omelette.

Ceci fait, nous nous réinstallâmes, deux bières à la main, dégustant notre modeste repas de Noël.
- C'est super bon !
- T'es pas obligé de trouver ça bon … Moi aussi j'aimerais me retrouver devant un bon repas de Noël !
- Je dis toujours ce que je pense … et je pense que cette omelette est la meilleure que je n'ai jamais mangé !
- Oui bien sûr ! Si tu le dis !
Nous enchainâmes les quelques bières, et finîmes par nous attaquer aux confiseries destinées à sa famille.
- ça serait pas bien ! Lui dis-je.
- Quelques uns histoire d'alléger la boite c'est tout …
Il commença par le nougat.
Je commençai à avoir un peu chaud, et je devinai mes joues rouges.
- Hey ça va ?
- Je vais arrêter la bière, je n'ai pas la descente anglaise légendaire.
Il rigola, et enfourna un nougat.
- Allez ! Laisse toi tenter ! Me dit-il.
Il ne me laissa pas répliquer, et en tendit un contre ma bouche.
J'ouvris timidement la bouche et l'enfournai, doucement, ne voulant pas lui manger les doigts. Doigts qui frôlèrent délicatement mes lèvres m'arrachant un bref frisson.
- A l'heure qu'il est, mon père doit paniquer en écoutant les infos à New York ! Dis-je, en référence à la partie de notre conversation où j'avais parlé de la sur- protection de celui-ci qui parfois m'étouffait.
- Et ton petit- ami aussi, je suppose …
- J'aimerais, mais vue qu'il n'y en a pas ! Souris-je.
- Surprenant, en tout cas Kathleen te vends super bien !
- Comment ça ?
- Elle parle de toi, comme d'une jeune femme, douce, intelligente, belle … et tant d'autre qualificatifs, qui ne font que te correspondre … Me dit-il en ne me quittant pas du regard.
J'avais pendant toute la soirée et après-midi, fait abstraction, de tout ce qu'il était, de son physique, de sa façon d'être. Il n'était resté que le client particulier de ma mère à qui j'avais accepté de rendre ce service qui faisait que je me retrouve coincé ici avec lui. Et je ne sus pas si c'était l'ambiance des bougies, l'aspect agréable de sa conversation, ses sourires en coin, ou autre, mais je l'observai plus attentivement, trouvant que ma mère n'avait pas si tord que ça. En plus d'être agréable, il était plutôt mignon, dans son genre, de petit british complètement débraillé.
En plus des bières nous engloutîmes finalement tout les nougats.
- Tu en as là ! Lui montrai-je le menton.
Il y passa la main mais rien n'y fit.
Je m'approchai et y passai le bout de ma langue.
- Désolée ! Me repris-je en m'éloignant.
Il se contenta de sourire.
Il se leva et prit l'assortiment qu'il devait offrir à sa soeur d'après ce qu'il m'avait dit.
Comme plus tôt, avec cette fois un calisson, il l'approcha de mes lèvres. Je croquai dans celui-ci, mais fus surprise, de le voir croquer l'autre moitié, en pressant ses lèvres contre les miennes.
Je fermai les yeux en dégustant, le cerveau fonctionnant au ralenti, les effluves d'alcool, faisant gentiment danser mes hormones. Je ré-ouvris ensuite les yeux, sans hésitation aucune, j'agrippai sa nuque et doucement vint à la rencontre de ses lèvres, il n'y opposait aucune résistance et je poussai un peu plus loin le baiser. Ma langue lui criait de me laisser passer, ce qu'il finit par faire. J'étouffai un long gémissement en sentant sa langue s'enrouler autour de la mienne. Nous étions assis par terre, et je rampai le poussant à se redresser, sans cesser le baiser, j'avançai et passai mes cuisses de par et d'autre de ses jambes. Ça faisait longtemps, que je n'avais pas embrassé comme ça …
A bout de souffle, je laissai sa bouche, laissai mon nez courir sur sa joue mal rasée, l'embrassant du bout des lèvres de temps à autre, avant de glisser dans son cou. Je commençai doucement à me déhancher au dessus de lui, juste assez pour qu'il y ait friction entre nos deux entrejambes. Je sortis ma langue et goutai le lobe de son oreille avant de le mordiller. Il expira fortement par le nez, alors je le voyais serrer la mâchoire. Plus je sentais son érection s'amplifier plus mes mouvements de hanches se faisaient précis.
- Je t'excite apparemment … Lui murmurai-je à l'oreille.
Ça faisait aussi longtemps que je n'avais pas senti l'émoi d'un homme tout contre moi.
Il laissa échapper un petit gémissement.
Puis je me mis à accélérer la friction, il bloqua sa respiration et soupira par saccade en se saisissant de mes hanches. Je le laissai faire et après m'avoir empoigné, il me fit aller et venir, frénétiquement
- Tu as des préservatifs ? Lui demandai-je en gémissant.
- Oh oui … Enfin, je veux dire … Oui j'en ai … Répondit-il le souffle court.
- Où ?
- Dans la chambre …
Je me levai aussitôt en lui prenant la main. Il se releva également et nous titubâmes. La tête me tourna un petit moment, mais je me raccrochai à lui.
- Tu te sens bien ? Me demanda-t-il. On est pas obligés, on... on … Bégaya-t-il.
Je l'embrassai fiévreusement.
- Amène-moi à ta chambre maintenant ! Lui ordonnai-je.
Comme hypnotisé, il me regarda droit dans les yeux, prit mes deux mains dans les siennes, et à reculons m'emmena à la pièce tant désiré.
- Attends … Chuchota-t-il.
Il m'abandonna à nouveau, et revint avec deux bougies allumées, qu'il déposa sur les tables de nuits de part et d'autre du lit. J'en profitai, pour venir enlacer son dos en glissant mes mains sous son T-shirt. Il se retourna, et après un baiser plus doux, je me reculai un moment, et commençai à me déshabiller sans aucune pudeur, laissant s'échouer, pull, t-shirt, jeans, sous vêtements un à un …
J'osai le regarder à nouveau, et le vit les yeux écarquillés, le regard hésitant. Je m'approchai, mais il évita mon regard, et mes lèvres.
- Qu'il y a-t-il ?
- ça ne me ressemble pas ça … Profiter d'une superbe jeune femme ...nue … et alcoolisée …
Doucement, je pris une de ses mains et la posa sur mon ventre.
- Je veux bien que tu profites de moi … je n'attends rien de toi ensuite …
- Je ne suis pas en possession de toutes mes capacités intellectuelles et
Je le coupai d'un autre baiser, et cette fois il se laissa faire. Je retirai son T-shirt également et nous amenai au lit. Je l'y allongeai, et laissai la spontanéité agir. Mes lèvres commencèrent à courir sur la peau chaude de son torse, doucement alors que mes mains glissaient jusqu'à son pantalon et le déboutonnai prestement. Il retourna la situation et je me retrouvai au dessous de lui.
Il commença à déposer de tendre baisers le long de mon cou, me faisant gémir doucement, descendant vers ma poitrine, qu'il ravit de ses lèvres, alors que j'empoignai d'une main ses cheveux en batailles. J'ouvris les jambes, afin qu'il s'y fasse une place, et recommençai à bouger des hanches, pour maintenir à chaud nos corps pris par l'excitation.
Tout à coup il se releva, et se mit à fouiller dans les tiroirs. Je le voyais chanceler un peu sur ses jambes, déjà qu'il n'avait pas l'air très adroit à l'habitude et bien là c'était pire. Mais rien que de voir ses muscles dorsales rouler sous sa peau douce et à l'odeur enivrante, m'envoyait une onde de chaleur intense. Il revint vite vers moi, se tenant aux meubles et se débarrassa de son pantalon et du reste. Je restai bouche bée, devant l'érection imposante qui pointait droit vers le plafond.
Il l'habilla fébrilement du préservatif, enlevé de l'emballage savamment déchiré à l'aide de ses dents et s'installa à nouveau entre mes jambes. Baisers de plus en plus passionnels, caresses de plus en plus précises.

- Vas-y … Maintenant … Soufflai-je, les yeux clos.

Je le sentis me pénétrer avec précaution en retenant sa respiration. J'en fis de même. Une fois que je le sentis bien ancré en moi, je laissai échapper un long gémissement, avant d'ouvrir les yeux à nouveau. Je lui fis signe que tout allait bien. Nous démarrâmes de suite au quart de tour, se sentir à tout prix l'un et l'autre. Je l'enserrai fortement alors que le visage enfoui dans mon cou, il poussait fort et à un rythme soutenu en moi, en étouffant des grognements. Je respirai fort, la tête sur l'oreiller, me croyant partie dans un rêve. J'étais littéralement entrain de me faire baisée, quelque peu alcoolisée, le soir du réveillon de Noël alors que la tempête de neige sévissait dehors par un acteur connu. J'en eus d'intense frissons et juste à ce moment, je sentis à nouveau ses lèvres contre les miennes. Nous nous embrassâmes à en perdre haleine, alors que l'un comme l'autre nous sentions que nous serions bientôt à bout. Le sans avait cessé d'affluer à mon cerveau, je commençai à trembler comme une feuille, mes poils se hérissaient et j'osai encore un regard à ce magnifique visage au regard trouble qui m'observait prendre un plaisir fou. J'accrochai ma main à sa nuque, l'embrassai encore, mon corps lui signalant qu'il était sur le point de perdre vie l'espace de quelques instants. La jouissance arriva et nous prit par surprise alors qu'il continuait à aller et venir toujours plus fort et intensément. Deux corps parties dans une autre dimension, loin très loin … ensemble, ivres plaisir.
L'intensité retomba. Silence. Deux corps s'enlaçant et s'endormant, comme si ils s'étaient connus depuis toujours.

[ … ]

Je me réveillai avec un mal de crâne pas possible, et la première chose que je vis, fus une bougie consumée sur une table de nuit complètement inconnue. Ce qui fit que je me relevai brusquement, me faisant ensuite grimacer de douleur. Je regardai autour de moi et je baladai mes yeux sur le corps immobile dans les couvertures, le visage angélique, fatigué et comblé endormi.
- Oh, non … je n'ai pas fait ça … Me chuchotai-je à moi-même.
Avec difficulté et complètement embrumée, je me sortis du lit et commençai à m'habiller assez vite.
A travers la fenêtre tout avait l'air plus calme et il était déjà 11h30, des équipes devaient être déjà passées pour déneiger.

- Merde !

J'allai m'enfuir comme une voleuse, mais m'arrêtai à la porte de la chambre. Je me retournai, le regardai encore une fois le visage attendri.
J'allai arracher du papier dans mon agenda et pris un stylo pour lui laisser un mot :

Partie précipitamment. Pas voulu te réveiller. Nuit extraordinaire, garderai ça pour moi.
Repars après demain à N.Y. Si tu t'ennuies un jour et que tu y passes, n'hésites pas …
Joyeux Noël ! Bises.
Angéline.

Je laissai ça avec mon numéro de téléphone sur l'oreiller désormais vide de ma tête et quittai l'appartement.



Revenir en haut Aller en bas
flo88
Reporters
Reporters
avatar

Nombre de messages : 1321
Age : 29
Localisation : Perpignan
Humeur : Plutôt bonne !!!
Date d'inscription : 08/01/2010

MessageSujet: Re: OS : Le Petit Versailles /!\ Lemon /!\   Lun 27 Déc - 8:02

Yeah, ça valait le coup d'attendre !!! ^^ Je l'ai pas trouvé horrible cet OS, j'ai adoré !!! Very Happy
Je t'ai mis 9/10 Smile
Revenir en haut Aller en bas
dany66

avatar

Nombre de messages : 623
Age : 69
Localisation : Perpignan
Emploi/loisirs : retraitée
Date d'inscription : 22/12/2009

MessageSujet: Re: OS : Le Petit Versailles /!\ Lemon /!\   Lun 27 Déc - 10:07

Tu te sous estimes , je le trouve trés très bien ton OS " bâclé " Wink mon rêve une boutique de confiseries et en plus a Londres.


Dernière édition par dany66 le Lun 27 Déc - 15:07, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: OS : Le Petit Versailles /!\ Lemon /!\   Lun 27 Déc - 13:20

Moi aussi j'ai aimé ton OS, avec toute la douceur et la tendresse qu'on peut attendre.
C'était très bien. Merci.
Revenir en haut Aller en bas
£aµrà
Modo
Modo
avatar

Nombre de messages : 1901
Age : 29
Date d'inscription : 17/08/2009

MessageSujet: Re: OS : Le Petit Versailles /!\ Lemon /!\   Lun 27 Déc - 13:22

Super cet OS ! Du grand Gwen ^^
Revenir en haut Aller en bas
Candice
TeamPerv
TeamPerv
avatar

Nombre de messages : 2486
Age : 23
Localisation : Paris
Emploi/loisirs : Musique TV Internet Sortir Lire
Humeur : Sans humeur fixe.
Date d'inscription : 24/10/2008

MessageSujet: Re: OS : Le Petit Versailles /!\ Lemon /!\   Mar 28 Déc - 13:51

Je t'ai mis 8/10, j'ai adoré ^^
Déjà je trouve l'histoire originale et puis c'est super bien écrit.
J'adore le Rob qui bégaie et qui panique XD
Bref, j'ai beaucoup aimé !
Revenir en haut Aller en bas
LaTarée
TeamPerv
TeamPerv
avatar

Nombre de messages : 723
Age : 25
Localisation : Strasbourg
Emploi/loisirs : Dominatrice et dresseuse de jeunes hommes dépravés
Humeur : Tralalalala lalala lalalaaa *chantonne*
Date d'inscription : 02/11/2009

MessageSujet: Re: OS : Le Petit Versailles /!\ Lemon /!\   Mar 28 Déc - 21:15

OMG. Ça m'avait manqué de te lire *ronronne*
Revenir en haut Aller en bas
Gwen
TeamRob
TeamRob
avatar

Nombre de messages : 1213
Age : 25
Date d'inscription : 30/12/2008

MessageSujet: Re: OS : Le Petit Versailles /!\ Lemon /!\   Ven 7 Jan - 19:41

Je voulais sincèrement vous remercier pour vos commentaires, vos votes et vos lectures !
Bisous ! =)
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: OS : Le Petit Versailles /!\ Lemon /!\   Ven 7 Jan - 20:16

intense sentiment de frustration à la fin...... argh...
Revenir en haut Aller en bas
Redhead
Admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 4736
Age : 27
Localisation : Huuum t'aimerais le savoir hein =P
Emploi/loisirs : Ménade nue obsédée ne portant qu'une couronne
Humeur : Euphorique
Date d'inscription : 21/02/2009

MessageSujet: Re: OS : Le Petit Versailles /!\ Lemon /!\   Lun 31 Jan - 10:59

Moyenne : 9/10

_________________
Revenir en haut Aller en bas
http://rpattz-lemon-fic.skyrock.com/
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: OS : Le Petit Versailles /!\ Lemon /!\   

Revenir en haut Aller en bas
 
OS : Le Petit Versailles /!\ Lemon /!\
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Avis de marché - Versailles (78) - EPV - Domaine de Marie-Antoinette - jardin champêtre du Petit Trianon - restauration du belvédère et du rocher - lot 2 sculpture pierre, lot 5 décors peints
» Un petit dragon
» Petit dejeuner dans le parc
» Petit jeu pour enrichir son vocabulaire en lingala....
» Un petit 50 pour Lyon

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Pattinson France Forum :: Concours de Noël-
Sauter vers: